Catherine Lippinois, plasticienne

L'enfance de Catherine Lippinois se partage entre les plateaux du Massif Central et les côtes découpées de la Bretagne. Sa mère, ses ancêtres l'initient au travail du fil et de l'aiguille : broderies bretonnes, dentelles auvergnates...

Adulte, elle installe un atelier de tissage en Provence, anime divers ateliers de créations textiles en Quercy, se retrouve en Bordelais et découvre l'estuaire de la Gironde. A bord du voilier sur lequel elle vit plusieurs années, sa production plastique se transforme. Fascinée par l'immensité de ces plages de vase tout au long de l'estuaire, elle en fait une des bases de son travail. La vase, origine de toute vie est épandue sur le drap de lit, genèse de la vie humaine. Puis tant d'autres matériaux naturels qui sont utilisés : terres, feuilles, fruits, fleurs, pollen...

Revenue à terre elle explore à présent les trésors récoltés lors de ces multiples pérégrinations.
Met une forme autour du vide.
Est là mais en silence.
Laisse une trace mais discrète.
Choisit les matériaux de la vie.
Les choisit déjà utilisés et abandonnés.
Drap de lit usagé qui conte notre histoire.
Pétales de fleurs et sucs de plantes
Vase du fleuve sable du bord de mer
Pull abandonné tisanes infusées...
Traces de terre et signes de vie.

Parmi les projets en cours : "Invitation au voyage", un travail autour de la terre qui parle ; "Mille b dans la ville", une histoire de marche dans la ville ; et un travail encore jamais montré fait de graines, "Granum sinapsis".

Parmi les projets confiés à la Compagnie Keruzha : "Pectoraux" pour "Poètes et Béguines, femmes de rĂ©ponse" ; "Pectoraux" encore, avec "Auxiliaires" et "Bandes" pour "Parce que la rose est sans pourquoi" ; "Nappe des vins" pour "Europes Méditerranée" ; "Lunes" pour "Katarekuna" ; et enfin "Bifaces" pour "Maryam, Maria, Marie".

Plus d'infos sur Catherine Lippinois.

FR EN