Jany Pons Ballester, chant lyrique et traditionnel

Jany Pons Ballester s'est d'abord nourrie d'un parcours varié au sein de métiers de création et de projet : architecture, graphisme, communication, administration de compagnie, portage de projets culturels, de développement local et de sensibilisation urbaine.

Le travail vocal, mené conjointement depuis 2001, lui a permis de constituer peu à peu son répertoire de chant lyrique et traditionnel d'Europe et du bassin méditerranéen, en 34 langues. Elle s'est notamment formée auprès de Nadine Abad, Mireille Marie, Koitcho Atanassov, Martine Rol, Alan Bennett, Behnam Keryo, Nabila Zein et Catherine Joussellin.


En 2011, elle crée avec la danseuse Zilda Barthès le spectacle "Europes Méditerranée", associant chant a capella et danse contemporaine, dans une esthétique effaçant les frontières entre classique, traditionnel et contemporain.

L'accueil réservé à ce premier spectacle est chaleureux et aboutit à deux commandes : "Maryam, Maria, Marie" et "Orients, racines du Livre" (2013), avec la danseuse Elsa Moulineau.


En 2015, les collaborations naissantes avec les plasticiennes Catherine Lippinois et Fanny de Rauglaudre permettent de créer "Béguines, femmes de réponse" avec l'appui de Narthex, et d'ébaucher "Parce que la rose est sans pourquoi", sur commande de la ville de Sarlat.

La compagnie Keruzha est fondée en suivant, sur la base de la matière développée.


2016 et 2017 sont des années de formalisation du propos et de la démarche portés par la compagnie.

Le répertoire existant est retissé avec les apports des plasticiennes, et elle en profite pour l'enrichir d'une dimension poésie et récit conté, en s'appuyant sur son expérience d'accompagnement chanté de conteurs professionnels (2008-2012).


La matière est testée sous d'autres formes et conditions : chant et arts plastiques, chant et conte, extraits au sein de parcours artistiques, en extérieurs, ...

Elle lance, avec Catherine Lippinois, des projets de spectacles–expositions pour présenter de façon vivante et interactive le travail des plasticiennes.

Enfin, l'équipe artistique est renforcée, et l'aboutissement de "Parce que la rose est sans pourquoi" mûrit lentement en parallèle de l'ébauche d'un modèle global en direction des publics empêchés, intitulé "l'en–commun".


"L'en–commun" traduit le parti pris de ne pas faire de différences entre les publics mais bien plutôt d'élargir les limites des partages possibles.

Elle le nourrit de sa pratique d'accompagnante en secteur palliatif (depuis 2008), et d'interventions auprès de publics fragilisés (EHPAD, secteur psychiatrique).

De fin 2016 à début 2018, ces interventions sont complétées par le projet "Corps et Voix" mené en secteur Alzheimer à l'EHPAD de Carsac–Aillac, et porté par le dispositif "Culture et Médico–Social Dordogne".


En 2018 elle crée "Katarekuna" avec la danseuse Isabelle Avid, à destination des jeunes publics, publics familiaux et IME.

Elle travaille par ailleurs des petites formes chant et arts plastiques : "Exil(s)", de terre de coeur et du vivant, vertiges et vitalité ; et une forme adaptée de "Brundibar", l'opéra pour enfants de Hans Krasa.

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